Préfacé par Sylvain Tesson,
le livre du reporter François Picard nous emmène
plonge au coeur de la Chine, de rencontre en
rencontre : moine
tibétain, urbains en pertes de repères, paysans
vénérant Mao, minorités oubliées, etc.
Extrait de la préface :
"Au bout du chemin de Picard, la Chine se
révèle proche. Son mystère s’est dissipé, dissout dans l’expérience de la route.
Malgré quelques heurts qui sont les fruits de tout voyage, elle n’est pas un
adversaire et n’est même plus un rébus. Il fallait la parcourir à petite
vitesse. Planter la béquille de la bicyclette dans son sol. Frapper à la porte
des maisons pour demander le gîte. La lenteur est un bain
révélateur.
L’impression partagée par les Occidentaux
que "l’Empire du milieu est un autre monde" est en réalité une confortable
vision qui permet de ne pas chercher à percer les subtilités de ce
pays-continent. (…) Picard écrit dans une belle langue -
châtiée, drôle, tenue - et la chose est si rare dans le paysage des récits
d’aventure que le sien vaut le voyage !
François Picard (…) m’avait ému parce qu’il
portait le peuple russe en affection. Il m’avait intéressé à cause de la
mystérieuse force qui semblait l’emporter vers l’Est (…). Il m’avait
impressionné par sa connaissance d’une région chère à mon cœur qui s’appelle
l’Oustiourt et dont on ne trouve pas beaucoup de mentions dans les récits. Avec
ce livre et pour d’autres raisons, il confirme toutes ces impressions. "